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    Informatique en radiologie
    Yves Gandon - Imagerie Médicale, Rennes.

     
     
     
    L'objectif de cette partie du site est de vous donner des conseils pour résoudre les problèmes les plus usuels en informatique médicale, que ce soit pour les outils de gestion, de visualisation d'images ou de mise en oeuvre de réseaux d'imagerie.

    N'hésitez pas à m'envoyer par e-mail des propositions d'informations/modifications que vous souhaitez que j'introduise dans ce texte, mais je ne souhaite parler ici que de solutions les moins chères, plutôt en dessous de  10 KF TTC... sauf si c'est un PACS!


     
       Visualiser et exporter des images DICOM

    Vous devez bien définir vos objectifs. 

    S'il ne s'agit que de visualiser des images DICOM que vous savez placer dans le disque de votre ordinateur, vous pouvez vous contenter d'un logiciel simple comme Osiris de Genève (freeware). Il permet d'afficher des images en pile ou en grille. La compatibilité avec le type d'images DICOM que vous voulez voir doit cependant être vérifiée... en testant. Osiris est l'outil le plus adapté à la visualisation d'images sur Mac. Attention, Osiris ne vous permet pas de communiquer avec les équipements DICOM. A vous de vous débrouiller pour accéder aux images DICOM.

    Si vous souhaitez un logiciel scientifique de traitement d'image chargez Image du NIH (National Institute of Health à Washington). Là aussi, vous devrez vous débrouiller pour recevoir les images DICOM sur votre Mac ou PC.

    Si vous voulez réellement un logiciel d'interprétation (uniquement sur PC), sans aucun doute prenez E-film de Toronto (freeware). C'est un plus compliqué à si vous voulez utiliser tout le potentiel de communication mais c'est très performant car le logiciel est capable de gérer un espace disque réservé aux images et d'effacer les examens les plus anciens pour faire la place au nouveaux. Il s'agit donc d'une vraie station de PACS. Les fonctions d'analyse sont très poussées et équivalentes à celle d'une station industrielle très payante. La compatibilité avec la plupart des images DICOM est bonne, acceptant par exemple les multi-frames en échographie. Cerise sur le gateau, la soustraction angiographique est intégrée.

    Vous pouvez aussi essayer AccuImage d'AccuSoft. C'est un "viewer' DICOM très performant.

    Si vous voulez plutôt un "couteau suisse" multi-usages, dépensez un peu et prenez DICOM-Eye car il  vous permet :

    • de communiquer (dans les deux sens) avec les équipements DICOM (sources, stations, serveurs, reprographes)
    • de visualiser tous les types d'images DICOM mais aussi de les transformer en tous les formats bureautiques usuels, 
    • de créer des images DICOM à partir d'images JPEG, PICT, TIFF, BMP, 
    • de capturer le signal vidéo d'un échographe, d'un endoscope et ainsi de créer des images DICOM,
    • de piloter un scanner ou un appareil photo numérique par interface TWAIN et de "capturer" ainsi des images DICOM,
    • d'imprimer sur un reprographe laser DICOM print ou même sur une imprimante PC,
    • de lire ou écrire des CDs avec le format DICOM dir,
    • de transformer en AVI une séquence multi-frames....
    Si vous voulez conserver quelques images dans une collection de cas cliniques avec un contexte, un diagnostic, un codage médical et pouvoir les retrouver par recherche multicritères je ne peux pas vous conseiller mieux que de télécharger IconoTech, qui vous permet :
    • de communiquer avec les équipements DICOM,
    • d'intégrer automatiquement des images DICOM dans une collection de cas cliniques,
    • de décrire et classer les cas cliniques,
    • de faire des recherches multicritères et créer des sélections temporaires ou archivées,
    • d'exporter les images en JPEG, PICT, BMP, GIF, DICOM anonyme vers un disque, une adresse e-mail...
    • d'échanger des cas de base à base ou d'exporter des cas vers des serveurs Web...
    Si vous voulez graver des examens sur CD à partir d'un PC, essayez DicomToaster, qui vous permet :
    • de recevoir des images venant des équipements DICOM,
    • de sélectionner parmi les examens reçus ceux que vous voulez mettre sur CD
    • de lancer simplement un gravage avec ensuite vérification du contenu.
    Enfin, si vous souhaitez créer un réseau de téléradiologie sur internet, testez Mediem, logiciel écrit en java, adopté par le Réseau Santé Social, et qui permet :
    • de communiquer (dans les deux sens) avec les équipements DICOM,
    • d'associer aux images un texte ou un document RTF ou en html, un son, un post-it
    • d'envoyer le tout crypté, comprimé et éventuellement tronçonné vers un correspondant en utilisant le circuit de messagerie e-mail. 

     
       "Compatible" DICOM

    Quand on parle de compatibilité DICOM il faut être plus précis.

    DICOM concerne des "objets", les images par exemple, dont il existe de multiples variétés en fonction :

    1. de la modalité : images CT (scanner), MR (IRM), US (ultra-sons direct), SC (capture secondaire du signal vidéo souvent utilisé en ultra-sons),  ...
    2. du mode de représentation des informations des différents champs (y compris des pixels). Il existe 3 modes possibles :
      • "little endian explicite" : l'octet de poids fort est en premier et les champs sont détaillés,
      • "little endian implicite" : l'octet de poids fort est en premier et les champs ne sont pas détaillés,
      • "big endian explicite" : l'octet de poids fort est en dernier et les champs sont détaillés,
    3. de l'utilisation ou non d'une compression JPEG des pixels de l'image, en sachant qu'il y a plus de 20 types de compression possible.
    Une image DICOM comporte de nombreux champs définis dans le "DICOM standard", dont certains sont obligatoires. Un constructeur peut aussi définir ses propres champs pour y mettre (en théorie) des informations qui ne peuvent pas être placées dans les champs définis par le comité DICOM. 

    Les services (en particulier les protocoles de communication) s'appliquent aux objets pour réaliser des "Service-Object pair (SOP) classes". Dans une communication il y a en général deux partenaires : un demandeur ("user") et un répondeur ("provider"). Ainsi, un logiciel recevant des images (service "STORE class", rôle "PROVIDER") sera souvent appelé un "SCP" DICOM et celui qui envoit (service "STORE class", rôle "USER") sera un "SCU".
     
    Ce préambule n'avait pour but que de vous montrer que DICOM ce n'est pas comme une prise de courant avec une prise mâle et une prise femelle, vous branchez et ça marche ! Non, il y a plein de variétés (un peu trop !) et parfois même des irrégularités (champs mal remplis ...).

    Si vous voulez connecter deux équipements vous devrez vous assurer avant d'acheter qu'ils sont compatibles, soit en analysant les "conformance statements" qui permettent de définir, pour un produit donné, les fonctionnalités couvertes et les caractérisitiques des images produites, soit, et c'est plus sur, en vérifiant que les deux équipements ont déjà été connectés avec succès dans un autre hôpital. De toute façon, demandez au "dernier entrant" un engagement de compatibilité avec le matériel déjà en place sous peine d'annulation du contrat. Vérifiez au passage que le module de communication DICOM est bien inclus dans l'offre et qu'il ne s'agit pas d'une option qu'il faudrait acquérir ensuite en marché captif. Enfin, branchez systématiquement l'appareil sur le réseau et donc prévoyez le cablage réseau, qui est exactement le même qu'un cable réseau pour un ordinateur du secrétariat.

    On essayera, plus tard, d'aller plus loin pour vous aider à vérifier la compatibilité entre deux équipements.

    Notez au passage que la SFR est un des membres du comité DICOM.

    Modifié le 10 Juin 2001 Ecrire au responsable